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Paiements

TWINT professionnel ou privé : celui qu’il vous faut vraiment

Si vous encaissez pour une activité, vous ne pouvez pas utiliser l'app TWINT privée. Pourquoi, quels sont les risques et combien coûte vraiment le passage au TWINT professionnel.

Publié le 4 juillet 2026

Comparaison entre l'app TWINT privée et TWINT professionnel

Si vous encaissez de l’argent pour votre activité, vous ne pouvez pas utiliser l’app TWINT privée : il vous faut TWINT professionnel. Ce n’est pas une question de limites ou de commodité : les conditions d’utilisation de TWINT interdisent explicitement l’app privée à des fins commerciales, y compris pour recevoir des paiements issus de ventes ou de services.

Cela vaut pour le magasin, l’indépendant, le stand au marché et aussi l’association qui encaisse les cotisations. Il n’existe pas de seuil de chiffre d’affaires en dessous duquel c’est toléré : la distinction se fait entre paiement privé et paiement commercial, pas entre petit et grand.

Dissipons un malentendu courant : il n’y a pas de seuil de CHF 4’000 par mois au-delà duquel le compte professionnel devient obligatoire. L’obligation commence dès la première transaction commerciale. Le seuil mensuel est simplement une limite pour les paiements privés : une fois atteint, vous ne pouvez plus recevoir de paiements jusqu’à la fin du mois.

Pourquoi TWINT n’est plus un détail

En 2025, TWINT a dépassé 6 millions d’utilisateurs et 901 millions de transactions, soit 16.5% de plus que l’année précédente. Pour qui vend, un autre chiffre compte : 77% de ces transactions sont des paiements commerciaux, et TWINT est accepté par 81% des magasins physiques et 86% des boutiques en ligne suisses.

Autrement dit, si vous n’acceptez pas TWINT, vous faites partie des 19% de magasins qui ne le font pas, et le client s’en aperçoit à la caisse. Sur notre plateforme, TWINT est de loin le moyen le plus utilisé, devant les cartes.

Ce qui change concrètement entre les deux comptes

L’app privée sert à envoyer quelques francs à un ami, à partager l’addition de la pizza et à payer le parking. Votre banque fixe les limites, de l’ordre de quelques milliers de francs par mois. Elle n’émet pas de reçus, ne fournit pas de relevés utilisables en comptabilité et n’a aucun outil pour gérer un remboursement.

L’encaissement commercial via TWINT fonctionne autrement : il passe par un contrat avec TWINT ou un prestataire de paiement, prévoit une commission par transaction et, en échange, vous donne ce qu’il faut pour travailler. Un reçu pour le client, une transaction suivie avec sa référence, un export pour la fiduciaire, un remboursement depuis votre compte et aucune limite mensuelle qui vous bloque en cours de mois.

Les risques concrets

Ils ne sont pas théoriques. Les conséquences possibles, par ordre de gravité croissante :

  • Le blocage du compte, sans préavis et souvent au pire moment.
  • Le problème comptable : des encaissements mélangés sur le compte privé du titulaire ou du trésorier sont difficiles à reconstituer et à justifier lors d’un contrôle TVA ou, pour une association, devant les réviseurs.
  • Le problème d’image : le client qui doit envoyer de l’argent au numéro de mobile privé du titulaire comprend que l’activité n’est pas structurée.

Combien coûte vraiment le passage à TWINT professionnel

La réponse honnête : cela dépend des montants, et la différence entre les options est plus faible qu’on ne le craint.

Sur notre plateforme, la transaction moyenne est de CHF 84.60. Pour une transaction de cet ordre, le coût avec 1pay.ch va de CHF 1.81 avec le plan Large à CHF 2.75 avec le plan Starter, gratuit et sans abonnement. Si vous encaissez peu de transactions par an, Starter est presque toujours le bon choix : aucun coût fixe, vous ne payez que lorsque vous encaissez.

La comparaison n’est pas à faire avec l’app privée gratuite, qui n’est tout simplement pas une option valable, mais avec un terminal bancaire classique, où s’ajoutent au coût par transaction l’abonnement, la location de l’appareil et souvent un minimum mensuel.

Comment activer TWINT professionnel sans vous compliquer la vie

Si vous n’avez besoin que de TWINT, vous pouvez vous adresser directement à TWINT. Si vous voulez aussi les cartes, Apple Pay, la facture ou le lien de paiement, un contrat séparé pour chacun multiplie les démarches, les frais et les relevés. C’est pour cela que 1pay.ch existe : un seul contrat avec plus de 20 moyens de paiement, et vous n’activez que ce dont vous avez besoin.

Vous vous inscrivez avec un e-mail et le nom de votre activité, puis vous passez la vérification, en général confirmée en un jour ouvrable. C’est possible même sans inscription au registre du commerce : les particuliers et les associations sont les bienvenus.

Quand 1pay.ch n’est pas le bon choix : si vous n’encaissez que TWINT et avez déjà une relation directe qui fonctionne, il n’y a pas de raison de changer. Vous pouvez aussi utiliser 1pay.ch en parallèle.

Pour savoir ce que cela coûterait dans votre cas, utilisez le calculateur de commissions. Ou contactez-nous et nous ferons le calcul ensemble.

Questions fréquentes

Une association qui encaisse des cotisations doit-elle utiliser un compte professionnel ?

Oui. La cotisation est une recette liée à une activité organisée, pas un transfert entre particuliers : elle relève donc de l’usage commercial interdit à l’app privée. Les organisations à but non lucratif reconnues disposent de conditions dédiées.

Puis-je avoir un terminal de paiement sans entreprise enregistrée ?

Oui. Les terminaux et les fonctions d’encaissement de 1pay.ch sont aussi accessibles aux particuliers, par exemple pour des ventes occasionnelles ou des marchés.

Qu’arrive-t-il à l’argent déjà encaissé sur l’app privée ?

Il reste à vous. Le problème n’est pas la propriété de l’argent, mais la traçabilité et le risque de blocage du compte. Mieux vaut reporter ces encaissements en comptabilité et passer à un canal commercial avant que le volume n’augmente.

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